La terre et le peuple - Hélène

La terre et le peuple

 


«  On ne nommera plus ta terre : Désolation ;…..et on appellera ta terre : L’épousée ! » Esaïe 62 : 4

 

Nous quittons Jérusalem en direction du Nord, empruntant la route 60 dite «  Route des Patriarches », qui va d’Hébron à Sichem. Notre ami David Pasder nous a donné rendez-vous au check-point ouvrant sur le Pays de Benjamin. Nous avions échangé souvent sur Skype. Mais  en ce jour, tel sorti de l’image, nous entrions dans le concret  d’une rencontre  sur la terre même d’Israël, sous un soleil déjà ardent.

Nous n’étions pas des étrangers, déjà un fil conducteur  nous liait irrésistiblement : la Parole de Dieu.

Prenant en main sa Bible en hébreu, David nous invite à lire des passages relatifs à  ces lieux où Abraham  séjourna  et où D.ieu lui apparut en proclamant : « Je donnerai ce pays  à ta descendance. » (Genèse 12 :7). Promesses qu’Il lui renouvela de nombreuses fois. Puis, « il leva le camp pour se rendre dans les montagnes ……il dressa sa tente  (entre) Bethel à l’ouest et Aï à l’est où il bâtit un autel à l’Eternel » (v.8)

Là encore, non loin de ce lieu (Genèse 13 :3 ) sur une montagne ayant vue sur la plaine du Jourdain, Abraham et Lot,  tous deux trop  riches en bétail avaient décidé de se séparer (v.11)

Plus tard, non loin de Béthel, (maison de D.ieu) son petit-fils Jacob s’y arrêta un soir.  (Genèse 28 :11). Durant la nuit, il  vit en songe une grande échelle qui  touchait le ciel, des anges montant et descendant. L’Eternel  apparut, lui renouvelant la promesse faite à Abraham (v.13). Là aussi, Jacob y érigea un autel.

David nous conduit sur le site  présumé du songe de Jacob, maintenu à l’abri des regards. Au fur et  à mesure de la visite, nous découvrons de nombreux signes révélateurs d’un site  particulier envers lequel  les populations locales (juives, arabes, chrétiennes) manifestèrent un profond respect. En effet, on peut déceler une centaine de caveaux creusés dans le roc de l’époque du 2° Temple, des ruines d’une basilique byzantine, un chêne vert millénaire parmi d’autres, le mausolée en bon état d’un scheik  arabe…. Des restes importants de murailles et même une tour de garde protègent  encore ce site, rappelant le souvenir du passage de Jacob, prouvant ainsi son importance  dans l’esprit des populations.

Des archéologues ont pu repérer cet endroit selon les indications données par l’historien  de l’Eglise : Eusèbe de Césarée. Celui-ci précisait sa situation : à 1000 pieds près de Bethel ! La légitimité de ce site était démontrée.

Après la découverte de ces lieux bibliques, nous découvrons le Béthel moderne, dans le même secteur. Là  y vivent  1000 familles pratiquantes (environ 7000 personnes). Des hommes, des femmes juifs  de tous pays sont revenus  « restaurer et s’établir dans les villes de leurs ancêtres ! » selon la promesse immuable de Dieu : « Mais on dira : L’Eternel est vivant, Lui qui a fait monter les Israélites du pays du nord et de tous les pays où Il les avait bannis ! Je les ramènerai  sur leur territoire  que j’avais donné à leurs pères. » (Jérémie 16 :15)

Oui, on peut le dire bien fort : malgré tous les obstacles  qu’ils ont pu rencontrer, rien ne pourra empêcher  la volonté  de Dieu de s’accomplir en faveur de Son peuple choisi. Les prophètes  avaient annoncé le retour du peuple juif  après plus de 2000 ans de dispersion  dans les nations. Et, nous en sommes les témoins !

Le merveilleux passage d’Amos 9 :14  illustre à merveille la réalité : « Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël, ils restaureront  leurs villes détruites et s’y établiront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins  et en mangeront les fruits. »

 

C’est véritablement ce que nous découvrons : dans les vallées de cette région autrefois aride  s’étalent des champs d’arbres fruitiers et des vignes, des champs de céréales : « Voici des jours vont venir, dit l’Eternel, où le laboureur se rencontrera avec le moissonneur, celui qui foule le raisin avec celui qui répand les semences. »(v.13)

 

En progressant sur la route 60, pratiquement celle empruntée par les patriarches, un peu avant Béthel et non loin de Ramallah, nous  nous étions arrêtés à Psagot  dans une cave renfermant d’importants chaix qui recueillent les vins de cette région.

Dans les  grands villages (tels que ceux qui nous visiteront : Béthel, Shilo et Ofra en pays de Benjamin, partout nous sommes frappés par la paix qui y règnent. Des petites maisons simples  et identiques, se nichant au milieu de la verdure et des bosquets de fleurs chatoyantes, où se régalent des oiseaux chanteurs et des tourterelles, se regroupent sagement autour de la synagogue, des lieux publics  et des écoles. Dans ce cadre harmonieux et paisible, des mamans  promènent leurs jeunes enfants ou les surveillent  tout en discutant avec d’autres mamans  dans des squares ombragés équipés de jeux de toute sorte. Ces îlots de plénitude qui aide à la créativité, représentent  une sorte de microcosme d’une société idéale  s’appuyant  sur les principes divins, nous font rêver !

En allant vers Shilo, on aperçoit des villages arabes  avec d’imposantes  villas récentes  décorées avec ostentation…Il faut le dire : l’image du pauvre arabe que l’Europe essaie de nous imposer est vraiment contredite ! Beaucoup de ces villages ont des noms d’origine juive !

Shilo, « à l’orient de la route  qui monte de  Bethel à Sichem » (Juges 21 :19) est planté au milieu des collines arides  du territoire de Benjamin.

Le Tabernacle ou tente d’assignation avait été placé à Shilo (Josué 18 :1), il y a plus de 3000 ans.

Chaque année et 3 fois par an, selon les règles, les Israélites s’y  rendaient pour offrir des sacrifices. On se souvient de Hannah la stérile, épouse d’Elkana, méprisée par l’autre épouse fertile. L’Eternel  répondit à ses supplications  et lui accorda un fils (1 Samuel 1 : 1-28).Selon la promesse qu’elle avait faite, elle confia  le petit Samuel pour le service à Shilo. (1 Sam 2 :11)

De nos jours, le site biblique  est l’objet de fouilles archéologiques. Il recèle une mine de découvertes passionnantes qui démontrent la véracité de ce lieu saint. Plusieurs ruines de basiliques byzantines sont mises à jour  avec  au sol, leurs  très belles mosaïques du 4° siècle. Plus loin, un village, datant de l’époque du 2° Temple, avec un magnifique pressoir  à huile, des sortes de petites cavernes où  étaient stockés  des céréales ou de l’eau…..Chaque coup de pelle dévoile des trésors cachés. Une jeune archéologue, Réout (amitié), habitante du Shilo moderne nous montre des petites pièces de monnaie, un noyau d’olive, un clou que les ouvriers viennent de découvrir !

Nous arrivons sur un grand espace en pierre où devait être positionné le Tabernacle. Nous devinons la foule, jadis  installée  sur les pentes douces  autour de cet endroit, plongeant les regards sur la Tente  tout en mangeant les restes du sacrifice offert auxquels ils avaient droit. C’est ainsi que l’on retrouve dans ce lieu des multitudes de débris de poterie : la «  vaisselle » ramenée ne pouvait plus être utilisée, car sanctifiée.

Il fait très chaud, malgré un petit air  frais. Laissant derrière nous ce site exceptionnel, nous entrons dans un bâtiment où l’on voit la maquette du Tabernacle. On rencontre une maman de 8 enfants, enthousiaste avec d’autres amies pour tisser le rideau du Tabernacle. Elle vient de France et recherche les différents coloris utilisés pour sa réalisation.

Des  écheveaux de lin de couleur pourpre, bleu nuancé et blanc sont posés dans un panier d’osier. Le pourpre ou écarlate est obtenu  avec comme base, la cochenille ( insecte qui se niche dans les chênes verts). Les bleus viennent d’un coquillage que l’on trouve en Méditerranée. Toutes ces teintures différentes  mêlées dans le tissage me font penser aux multiples races unies  qui sont appelées à louer l’Eternel !

Il se fait tard  et après avoir découvert le village d’Ofra où habitent  notre ami David et son épouse Ruth  qui nous offre une collation, et dont nous découvrons les talents d’artiste, nous  reprenons le chemin vers Jérusalem.

Une journée au cœur d’Israël ne peut laisser indifférent !  La Bible en 3D, c’est un plus dont chacun ne devrait pas se passer ! On réalise mieux le lien profond entre la terre et le peuple. La terre revit, lorsque le peuple revient l’habiter. «  Le désert  se change en verger, selon Esaïe 32 :15 &  Es. 35. Pendant 2000 ans, la terre était devenue un désert, maintenant il refleurit, même d’une manière accélérée. Cette image du fiancé qui revient vers sa fiancée  qui se pare de ses plus beaux atours pour l’accueillir, comme conclura David : n’est-ce pas l’expression même du peuple d’Israël qui revient  et retourne à sa terre promise ?

 

Elle nous parle aussi beaucoup, à nous chrétiens !( Apo .22 :17)

 

Hélène

C.A.I.-France                                                                                                                                              Juin 2012

 

Du 14 au 24 Octobre 2012 : venez découvrir le « Cœur d’Israël »

Pour tous renseignements sur ce voyage, connectez vous sur notre site :  www.caifrance.fr